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Le dossier érosion du Littoral
Consulter notre diaporama sur le sujet
Consulter la délibération du conseil municipal du 23-11 à Vias

avantQuelle solution pour notre plage ?Les tempêtes de novembre 2007 et de janvier 2008 ont montré, si besoin était, la nécessité d’agir rapidement pour lutter contre l’érosion marine. Mais l’urgence doit aller de pair avec le sang-froid, la détermination, la réflexion et la bonne connaissance du dossier pour faire les bons choix.
Si ces dernières années il y eu peu de travaux, il y a un point positif, c’est l’étude réalisée pour le compte de l’agglo par la SOGREAH, bureau d’étude qui fait référence dans le monde entier en matière d’hydraulique.
Cette étude a pour mérite de porter sur l’ensemble du bassin sédimentaire de l’embouchure de l’Hérault à celle de l’Orb. Elle préconise une méthode, propose un échéancier et donne une estimation du coût.
Pour être complet, la CCI de Béziers a elle aussi fait réaliser en 2006-2007 une étude par le BCOM, un autre cabinet d’étude spécialisé dans les questions d’érosion du littoral de part le monde. Les conclusions et les propositions du BCOM sont les mêmes que celles de la SOGREAH.
La méthode
Après avoir exploré toutes les techniques utilisées de part le monde pour lutter contre le phénomène d’érosion littorale (enrochement d’épis placés perpendiculairement ou parallèlement à la côte, boudins géotextiles immergés, apports de sable, recul des enjeux), deux solutions ont été retenues : apport de sable dans les zones urbanisées et recul des enjeux devant les zones non-urbanisées. Le littoral de Portiragnes n’est concerné que par la première solution (apport de sable), le recul des enjeux concernant la côte ouest de Vias.
aprèsL’échéancier
Les travaux sont prévus en deux phases : une phase transitoire et une phase à long terme.
La phase transitoire consiste à aller récupérer les 45 000 m3 de sable qui se déplacent tous les ans vers l’ouest du bassin sédimentaire pour le ramener à l’est (environ 200 000 m3 au total).
Planning prévisionnel : automne 2009.
Remarque : A l’est de la station, il convient d’intervenir de toute urgence sans attendre 2009  en mettant en place un dispositif de protection aligné sur le cordon dunaire situé de part et d’autre.
La phase à long terme consiste à récupérer du sable dans des gisements déjà repérés par le programme Beachmed qui se trouvent au large. Les volumes de sable de 450 000 à 1 000 000 m3 ayant une durée de vie de 10 à 22 ans. il suffit ensuite d’effectuer des apports complémentaires régulièrement.
Planning prévisionnel : à partir de 2013
Les coûts pour l’ensemble du bassin sédimentaire Agde-Valras :
Phase transitoire : 8 000 000 € (dont 1 200 000 € pour la suppression des enrochements existants et reprofilage de la plage)
Phase à long terme : 16 700 000 € à 26 700 000 € suivant la solution retenue

Pourquoi les enrochements et épis n’ont pas été retenus ?

Sogreah

  1. Ils ne sont pas conformes aux orientations stratégiques donc pas d’autorisation des services de l’Etat ni de financements des collectivités (Département, Région, Etat, Europe).
  2. Pour Portiragnes ce n’est pas une réponse adaptée au risque d’érosion littorale.
  3. Les épis reportent le problème d’érosion quelques kilomètres plus loin.
  4. L’impact visuel et environnemental est très mauvais
Pour conclure, pour une fois que nous avons une étude sérieuse qui porte sur l’ensemble du bassin sédimentaire, ne recommençons pas les erreurs du passé qui ont consisté à ignorer ce qui se passe chez nos voisins en immergeant à grands frais pour la commune des cailloux qu’il faudra ensuite enlever pour revenir à des solution plus respectueuses de l’environnement tout en préservant l’intérêt économique des communes littorales.Les personnes qui s’intéressent au sujet et qui voudraient en savoir plus sur l’étude de la SOGREAH peuvent nous contacter.